• La Toile Filante: les cours de cinéma d'Olivier Lecomte

    La Toile FilanteCritique pendant vingt ans à (Télé)Moustique, Olivier Lecomte a dirigé le supplément belge du magazine Studio, collaboré à l’émission Télécinéma de La Une et a écrit pour Cinergie, L’événement, Dimanche Matin…
    Ayant fondé le cours d’analyse de films La Toile filante, il donne actuellement une série de formations à l’Université des Aînés (UCL), à PointCulture ULB, à l’Ichec-Cultures, à l’Espace Delvaux, à l’Espace Senghor… Il anime régulièrement des rencontres publiques avec des cinéastes (Agnès Varda, Bertrand Tavernier, Claude Lelouch, les frères Dardenne…) et a obtenu en 2005 le Prix de la critique décerné par la Communauté française.

    Les cours

    * Hithcock, l'homme qui aimait faire peur (9 séances)


    Le maître du suspense, auteur de "La mort aux trousses", de "Sueurs froides" ou de "Psychose", reste connu pour son art du crescendo dramatique, son brio visuel, son penchant pour les actrices blondes cachant un tempérament volcanique sous leur froideur apparente. Mais d’autres facettes de son œuvre et de sa carrière valent aussi le détour : ses débuts à l’époque du muet, l’humour cockney de sa période anglaise ou son bras de fer aux Etats-Unis avec David O. Selznick, le producteur de "Autant en emporte le vent". Sans oublier son génie de la publicité (avec ses légendaires apparitions) et l’immense popularité de sa série télévisée: Alfred Hitchcock présente.

    Espace Paul Delvaux
    I
    nfo : 02 663 85 50, www.lavenerie.be

    * Luis Bunuel, les yeux grands ouverts (1 séance)

    Du coup de tonnerre de "Un chien andalou", qui lui permet d’intégrer le groupe surréaliste en 1929, aux films français de sa dernière période ("Le charme discret de la bourgeoisie", …), Bunuel approfondit son entreprise de dynamitage des conventions cinématographiques. Ce faisant, il nous invite à ouvrir grand les yeux sur la part de mystère que comporte le réel. Car ce dernier est irréductible à tout système théorique ou à toute idéologie. Contre l’abstraction de l’esprit, Bunuel choisit toujours la vie.

    Espace Senghor 
    Info: 02 230 31 40, www.senghor.be

    * La comédie musicale américaine (6 séances)

    "Attendez un peu, vous n’avez encore rien entendu!" s’exclame Al Jolson dans "The Jazz Singer", le film qui ouvrit, en 1927, l’ère du parlant. De fait, dans les années qui suivent, le cinéma se met à parler beaucoup mais aussi à danser et à chanter. La comédie musicale envahit les écrans et se décline sous plusieurs formes: le film-revue, où les grands studios rivalisent entre eux en faisant étalage de leurs stars, le backstage musical, où l’on pénètre dans les coulisses d’un show avec une touche coquine ou sociale (la crise de 29 est passée par là). Busby Berkeley y transforme les girls en tableaux vivants. Enfin, l’opérette filmée voit le triomphe du couple Maurice Chevalier et Jeannette MacDonald. La comédie musicale entre dans son âge d’or avec le tandem Astaire-Rogers, les productions d’Arthur Freed à la MGM, dont le fameux "Magicien d’Oz", et les prouesses athlétiques de Gene Kelly ("Un américain à Paris", "Chantons sous la pluie", …). Et même si la crise des studios condamne le genre dans les années 60, des réussites ultérieures comme "Cabaret" ou "All that Jazz" prouvent que le musical peut aussi aborder des sujets dramatiques.

    Espace Senghor 
    Info: 02 230 31 40, www.senghor.be

    * Années 90 : Berlin au cinéma (1 séance)

    Jadis centre du cinéma allemand, pendant l’âge d’or des années 20 dans les studios de Babelsberg mais aussi durant la période nazie où les films servent d’arme de propagande massive, Berlin connaît une éclipse lorsqu’apparaît une nouvelle génération dont les ténors se nomment Fassbinder, Wenders, Herzog. Mais la chute du mur en 89, annoncée dans "Les Ailes du désir", et la réunification redonnent à la ville sa position centrale. Qu’il s’agisse de la Potsdamer Platz en chantier des "Lumière de Berlin", de l’ostalgie de "Goodbye Lenin !" ou du parcours à embranchements multiples de "Cours, Lola, cours", les années 90 déclinent le nouveau visage de la capitale, entre espoirs et désillusions.

    PointCulture ULB Ixelles
    I
    nfo: ulb@pointculture.be

    * Woody Allen, le pessimiste gai (6 séances en résidence)

    En quatre décennies, Woody Allen a su instaurer une réelle complicité avec les spectateurs qui guettent chaque année la sortie de son nouvel opus. De New-York à Londres, du burlesque au drame bergmanien, de la comédie musicale au film expressionniste, Woody n’a cessé de d’explorer de nouvelles pistes tout en restant fidèle à sa philosophie de base: "Et si tout n’était qu’illusion? Si rien n’existait? Dans ce cas, j’aurais payé ma moquette beaucoup trop cher !". En six séances d’analyse illustrées par de nombreux extraits, entrons dans l’univers tragi-comique de Mister Manhattan.

    Hôtel Les Roses à Libin
    I
    nfo/réservation: 061 65 65 26, www.lesroses.be

    * Orson Welles, le magicien du cinéma (6 séances)

    Pour Truffaut, "Citizen Kane" est le film qui a suscité le plus de vocations de cinéastes dans le monde. Tourné à 25 ans par Welles, qui avait déjà acquis une expérience solide comme acteur et metteur en scène au théâtre, "Citizen Kane" révolutionna le cinéma par ses audaces stylistiques. Mais l’univers de Welles s’enrichit encore avec ses adaptations de Shakespeare ("Othello", "Macbeth"), ses films noirs ("The Stranger", "Lady of Shanghai", "Touch of Evil") et des essais comme "F for Fake". Réfractaire aux diktats des studios qui mutileront ses films, éternel nomade, antifasciste de la première heure, Welles a fait souffler un vent de liberté sur Hollywood. Nous retracerons son parcours à la fois comme acteur charismatique et comme auteur d’une poignée de films mythiques.

    Université des Aînés, UCL Bruxelles
    I
    nfo: 02 764 46 95 ou 02 764 46 96, www@universitedesaines.be

    * Visages du cinéma américain contemporain (4 séances)

    Le cinéma américain ne se résume pas aux chiffres du box-office. Des auteurs singuliers s’y affirment, prouvant que la diversité, l’audace, le multiculturalisme ont aussi droit de cité chez l’Oncle Sam. Ces quatre portraits: Paul Haggis, Joel et Ethan Coen, Gus Van Sant, Paul Thomas Anderson, bousculent les clichés sur l’usine à rêves et enrayent la machine à véhiculer une version édulcorée de l’American Way of Life.

    PointCulture ULB Ixelles
    I
    nfo: ulb@pointculture.be

    * Personne n'est parfait… sauf Billy Wilder ? (6 séances en résidence)

    Il a fait voler la jupe de Marilyn Monroe au-dessus de la bouche de métro de "Sept ans de réflexion". Il a transformé Jack Lemmon, l’employé timide et soumis de "La Garçonnière", en mensch. On lui doit l’une des répliques finales les plus célèbres d’un film hollywoodien, le Personne n’est parfait, de "Certains l’aiment chaud". Il a fait tourner les plus grandes stars: Audrey Hepburn, Marlene Dietrich, Shirley MacLaine, James Stewart, Kirk Douglas, William Holden… Rien n’était pourtant gagné d’avance : Billy Wilder fuit l’Allemagne nazie en 1933 pour Paris, où il réalise "Mauvaise graine" avec Danielle Darrieux, puis débarque aux Etats-Unis sans parler l’anglais. Il deviendra pourtant un maître de la comédie ou du film noir ("Assurance sur la mort") et un critique acerbe des mœurs américaines, notamment de la presse à sensations dans "Le Gouffre aux chimères". Retour, entre le rire et les larmes, sur la trajectoire exceptionnelle d’un homme qui était, avant tout, comme le dit l’historien du cinéma Noël Simsolo, un moraliste.

    Hôtel des Roses à Libin
    I
    nfo/réservation: 061 65 65 26, www.lesroses.be

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