• Entretien: Wim Willaert - Je suis mort mais j'ai des amis

    Par Michel Decoux-Derycke - Wim Willaert est un acteur et musicien belge. En tant que musicien, il joue avec le groupe Flat Eart Society et est co-fondateur de Dolfijntjes. Au cinéma, on le retrouve dans "22 mei" et "Ex-drummer", deux films de Koen Mortier, ainsi que dans "Quand la mer monte..." de Yolande Moreau. En 2013, il remporte l'Ensor du meilleur acteur pour "Offline".
    C'est à Bruxelles, dans le cadre du Brussels Film Festival, que je l'ai rencontré. Il y était juré et venu aussi présenter "Je suis mort mais j'ai des amis", film où il joue le rôle principal.

    Pourquoi avoir accepté d'être juré au Brussels Film Festival ?

    Parce que c'est un honneur. Aussi parce que j'aime le fait que ce soit bilingue. Normalement, dans la vie, je suis marié avec deux enfants, on doit chercher des nounous parce que papa et maman sont au travail. Pour aller au cinéma, c'est donc difficile. Ici, j'ai une overdose, j'ai vu douze films en quatre jours.

    Qu'aimez-vous comme genre de film ?

    Tout. J'aime toutes les sortes de film. Les films d'horreur, les thrillers, les comédies, ... Mais ça doit être bon !

    Wim Willaert au BRFF 2015

    Qu'est-ce qui fait qu'un acteur flamand vient jouer de l'autre côté de la frontière linguistique ?

    C'est
    grâce à Yolande Moreau. Je dis toujours que c'était un Inch'Allah énorme. Elle voulait un comédien flamand et ne le trouvait pas. Par hasard, quelqu'un lui me dit de me contacter, cinq ans avant, j'avais joué avec lui au théâtre. J'étais justement à Bruxelles pour donner des cours à des jeunes comédiens. Elle m'a appelé, nous nous sommes donnés rendez-vous. Une heure après, j'entre dans un café et directement, Yolande a su que c'était moi qui devait jouer le rôle. C'est elle qui a lancé ma carrière du côté francophone.

    Donc vous vous retrouvez dans "Je suis mort mais j'ai des amis" avec Bouli Lanners.

    Oui. Je pense que je suis en Flandre ce que Bouli est en Wallonie. Il est un petit peu têtu, il ose faire des choses. Il l'ouvre pour dire des choses très justes. C'est ce que je fais en Flandre. C'est une rencontre intéressante pour moi, il est un peu comme un frère.

    Pourquoi avoir accepté le rôle ?

    J'avais reçu le scénario qui n'était pas encore fini. J'étais déjà enthousiasmé. Quand Bouli a dit oui, mon oui a encore été plus grand. Il y a aussi le f ait d'aller tourner au Canada, nous y sommes restés trois semaines.
    Ce fut une belle expérience. C'est la seule réserve indienne qui reste au Canada. Ils sont un peu, comme dans Astérix, les seuls qui résistent.

    Le fait d'être déjà musicien vous a-t-il aidé ?

    Sans doute. Je joue dans un groupe, les
    Dolfijntjes, là, je suis au clavier. J'ai dû apprendre la guitare. Ce n'était pas facile parce que j'avais des habitudes, il a fallu un peu les casser. Mais c'est enrichissant d'avoir vu une autre face de la musique.

    Lire aussi la critique de Je suis mort mais j'ai des amis

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