• Entretien: Marilou Berry - Valentin Valentin

    Par Michel Decoux-Derycke - Marilou Berry, fille de Josiane Balasko et nièce de Richard Berry, est comédienne depuis une dizaine d'années. Elle alterne les rôles au cinéma, à la télévision et au théâtre. Elle a remporté le Molière de la révélation théâtrale en 2006 et a été nommée deux fois pour le César du meilleur espoir féminin.
    Je l'ai rencontrée à Bruxelles. Entretien avec une jeune femme déterminée.

    Comment vous êtes-vous retrouvée dans Valentin Valentin ?

    Déjà, Pascal Thomas avait envie de tourner avec moi. J'ai appris ça en le rencontrant. J'avais aussi très envie de travailler avec lui parce que j'adore son univers, son cinéma. Je trouve que c'est un vrai cinéaste. C'est quelqu'un qui a apporté quelque chose au cinéma français dans les années quatre-vingt et encore dans les années quatre-vingt-dix. Il a un cinéma très varié, très original. Toujours très vivant et en même temps, très fantasque. Il a une manière très originale de capter la vie.
    J'aimais beaucoup le fait que ce soit un film choral. J'avais envie d'être avec d'autres comédiens, de rencontrer d'autres gens. De travailler avec des comédiens venant d'univers différents. J'aimais aussi ce personnage qui est une femme adulte mais, en même temps, encore un peu dans l'adolescence. Aussi jouer le sentiment amoureux qui est quelque chose d'agréable.

    Comment cela s'est-il passé avec vos partenaires ?

    Très bien. D'abord avec Vincent Rottiers qui est un magnifique acteur. On parle beaucoup de contre-emploi parce qu'il a joué beaucoup de petites frappes, de rôles assez durs, de mecs un peu bourrus. En fait, pour moi, ce n'est pas du tout un contre-emploi, c'est l'évidence, c'est une révélation. Vincent Rottiers, dès qu'une caméra se pose sur lui, il y a quelque chose qui s'allume. Physiquement, il est magnifique. Il dégage un truc à la James Dean.
    Sans oublier Victoria Lafaurie, Agathe Bonitzer, Marie Gillain, Géraldine Chaplin. Toutes des rencontres intéressantes et des actrices avec lesquelles j'avais envie de tourner.

    Marilou Berry

    J'ai lu qu'un Joséphine 2 était en préparation et que vous le réaliseriez, est-ce exact ?

    Vous avez bien lu. Le tournage débutera en avril et Joséphine sera enceinte. Quant à la réalisation, c'est une envie que j'ai depuis un moment. Je pense que des acteurs n'ont absolument pas cette envie-là, en tout cas, moi je l'ai. La réalisation est extrêmement liée au jeu. Parce que par découlement logique comme tout est intention. Tout comme moi, je demande pourquoi je fais ce geste, je pourrais me demander pourquoi on filme de ce point de vue là, pourquoi je vais monter comme ça, pourquoi ce mur est blanc. J'ai ce besoin de contrôle.

    Vous faites aussi du théâtre et de la télévision.

    De toute manière, ce n'est qu'un seul métier tout ça. Je suis comédienne. Un pianiste saura jouer aussi bien sur un piano à queue, un synthé ou un clavecin. Il connaît son solfège, il connaît ses notes donc il pourra jouer sur n'importe quel instrument qui a des touches. Pour moi, c'est la même chose. Tant qu'il y a un texte et des acteurs ou pas, Je peux jouer. Tout ça, c'est le même métier que ce soit au cinéma, au théâtre, à la télévision.

    Que diriez-vous pour que les gens aillent voir Valentin Valentin ?

    Déjà qu'ils aillent au cinéma. Aller au cinéma voir Valentin Valentin ou un autre film, de préférence Valentin Valentin. E
    n cette période de crise, en cette période de remises en cause, il faut faire vivre la culture. Au delà du film de Pascal Thomas, c'est un beau pied de nez à faire aux gens qui veulent nous enlever notre liberté. Aller au cinéma, aller boire, aller rire, sortir, faire la fête.

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