• Entretien: Fara Sene - Etre

    Par Michel Decoux-Derycke - Ancien basketteur professionnel, Fara Sene s'est lancé dans le cinéma, après l'arrêt de sa carrière. Il a créé sa maison de production et a réalisé plusieurs courts métrages. Il s'est lancé dans l'aventure du long métrage avec "Etre".
    C'est à Namur, lors du FIFF, que j'ai rencontré Fara Sene. Entretien avec un «jeune » réalisateur, la tête bien sur les épaules.

    D'où vient l'idée du film ?

    En fait, j'ai vu "Collision" de Paul Haggis, je l'ai beaucoup aimé. C'est un film aux destins croisés. J'ai eu envie de faire un film comme ça. Donc la structure du film vient de là. Le contenu, c'est la vie que j'ai eue, les gens que j'ai rencontrés au cours de ma vie. J'ai vécu dans différentes villes, j'ai pu côtoyer des gens très différents. Comme je voulais parler du genre humain aujourd'hui, j'ai eu envie de mettre un coup de projecteur sur des personnages de différentes classes sociales, de différentes origines, d'âges différents. Pour essayer de représenter la société actuelle.

    Comment ont réagi les producteurs quand vous avez proposé votre histoire ?

    Cela a fait un peu peur. Parce que c'est un premier long métrage, on a pu se demander comment j'allais maîtriser tout cela. J'ai réussi à convaincre deux maisons de production, l'une à Paris, l'autre à Liège. Donc c'est très bien.

    Fara Sene © David Ameye

    Le casting ?

    Bruno Solo est venu dès le début, tout comme Salim Kechiouche. Kevyn Diana et Djena Tsimba étaient dans mon dernier court métrage donc je pensais déjà à eux en écrivant le film. Le reste du casting est essentiellement belge. J'ai d'ailleurs été impressionné par la qualité des comédiens belges. Ils sont vraiment bons.

    Pour vous, comment s'est passé le tournage ?

    Le cinéma, c'est un sport d'équipe. Chacun amène ses compétences au service du film. Après, il faut gérer tout ça. En fait, le basket m'a peut-être servi : la gestion et la vie de groupe. On s'adapte, on dialogue et on trouve toujours une solution.

    Du basket au cinéma, vous avez un parcours particulier, expliquez-nous ?

    Au début, je voulais être acteur. Vu que je ne connaissais personne dans le cinéma et que je n'avais pas fait d'école de théâtre, je me suis dit que la meilleure manière de tourner dans un film, c'était de le faire soi-même. Donc j'ai joué dans mes courts métrages. Quand j'ai vu ce qu'était la mise en scène, le montage, ... , j'ai su que c'était ça que je voulais faire. Cela me correspondait plus. Je me suis alors concentré sur l'écriture et la réalisation.

    Y a-t-il d'autres projets en route ?

    Le deuxième long métrage est déjà écrit. Je n'ai pas encore de production, on verra bien. J'ai beaucoup d'idées pour des scénarios. C'est une chaîne sans fin, une idée en entraîne une autre et au bout, on se retrouve avec un film.

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