• Entretien: Edwige Baily - FIFF 2011

    Par Michel Decoux-Derycke - Edwige Baily est une jeune comédienne belge. Elle apparaît pour la première fois au cinéma en 2003 dans le court métrage "Emilie" de Vania Leturcq. Suivront une quinzaine d'autres courts. Elle tourne aussi dans des longs métrages: "Torpedo", "Miss Homeless", "Sens Interdits" et "Formidable". Vous l'avez vue aussi à la télévision et dans des pubs. Le théâtre est une de ses facettes de comédienne.
    En 2011, au FIFF à Namur, Edwige Baily est à l’affiche dans deux courts métrages "La Maison" de Vania Leturcq et "Terre Nouvelle" de Bernard Dresse, présentés en compétition nationale. C'est à cette occasion que je l'ai rencontrée.

    Est-ce important d'être au FIFF ?

    Oui, très important. Je suis, en tous cas, contente d'y avoir été invitée. Je ne sais pas si ça change la vie ou la carrière de quelqu'un. Mais c'est un honneur et cela me permet d'être mise en évidence. Je suis aussi très heureuse de pouvoir y défendre deux courts métrages, comme ça, on a l'occasion de voir mon travail.

    Edwige Baily - FIFF 2011

     Parlez-nous de ces deux courts métrages ?

    En fait, les deux courts métrages parlent du même thème, c'est un hasard. Mon personnage, les deux fois, est traversé par le doute face à l'engagement qu'elle doit prendre. Dans "Terre Nouvelle", c'est une fille qui, le jour de son mariage, a invité son ex-petit ami. Celui-ci vient avec sa petite amie. C'est un film assez choral, il y a beaucoup de personnages principaux. Dans "La Maison", tourné quelques mois plus tard, je suis une jeune femme d'une trentaine d'années. Elle va visiter une maison à la campagne avec son petit ami qui lui propose de l'acheter et de s'installer dedans. L'angoisse de la jeune femme, c'est de dire oui et de faire ce choix de vie. C'est une drôle de coïncidence que l'on m'ait proposé ces deux rôles presqu'en même temps.

    Vous tournez beaucoup de courts métrages, pourquoi ?

    Cela donne l'occasion de voyager. J'ai défendu pas mal de courts métrages avec ou sans argent. Je suis sortie de l'IAD il y a sept ans, après des études de théâtre. J'ai pris tout ce qui se présentait à moi pour lequel j'avais un intérêt. Même si c'était la simple envie d'expériences. Je ne regrette rien, il y a des films que j'ai plus envie de défendre que d'autres. C'est vrai que j'ai pris ce qu'il y avait sur mon chemin et ainsi, j'ai accumulé un certain nombre de tournages. Mais c'est plus le théâtre qui m'occupe.

    Justement, quelle est la différence entre le cinéma et le théâtre ?

    Je dirais qu'au cinéma, et c'est ce qui m'attire, on travaille sur l'intimité de l'être humain. On est plus dans la retenue, le rien, se laisser traverser parce que c'est ça que la caméra vient prendre. Au théâtre, on est là pour offrir. On est beaucoup plus maître du travail que l'on fait en tant qu'acteur. On a plus de liberté de mouvement. J'y trouve mon compte dans les deux.

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