• Critique: Une intime conviction

    Une intime conviction de  Antoine Raimbault avec Marina Foïs, Olivier Gourmet, Laurent Lucas, Jean Benguigi, François Caron, Philippe Dormoy, India Hair, Philippe Uchan, Roger Souza
    Drame
    , France, 110', sortie le 06/02/2019, distribué par Vertigo Films Distribution

    Affiche Une intime conviction

     

    L'histoire: Depuis que Nora a assisté au procès de Jacques Viguier, accusé du meurtre de sa femme, elle est persuadée de son innocence. Craignant une erreur judiciaire, elle convainc un ténor du barreau de le défendre pour son second procès, en appel. Ensemble, ils vont mener un combat acharné contre l'injustice. Mais alors que l’étau se resserre autour de celui que tous accusent, la quête de vérité de Nora vire à l’obsession.

    La critique: "Une intime conviction", inspiré de faits réels, est un film haletant, réaliste et sérieux. C'est l'histoire d'un procès, d'une "injustice", d'une histoire sans preuves. Tant d'hypothèses sont énoncées sur l'origine de la disparition que le spectateur pourrait s'y perdre. En fait, cela ferme à chaque fois des portes mais reste toujours l'énigme: qu'est devenue la femme de l'accusé ? Le film décrit notamment les tensions qu'il y a entre le juge et l'avocat général, entre l'avocat et les témoins, entre l'accusé et les témoins, bref, toutes les tensions que l'on peut ressentir dans une Cour d'assises. Une sorte de théâtre.
    Le réalisateur, qui a assisté au premier procès en 2009, a introduit un élément fictionnel: une femme (Nora) se battant pour la vérité et pour que l'accusé soit défendu par un grand avocat (Eric Dupond-Moretti). Nora est interprétée de manière magistrale par Marina Foïs, depuis "Irréprochable" de Sébastien Marnier, l'on sait que l'ex-Robin des Bois est capable de jouer un rôle difficile, là, elle démontre tout son grand talent. Eric Dupond-Moretti, c'est Olivier Gourmet et il est l'homme idoine: impressionnant par son physique avec une voix qui porte haut, on le croirait vraiment fait pour être avocat. J'ai été surpris par Jean Benguigui (Maître Szpiner), plus habitué à jouer des rôles de comique, il m'a franchement épaté par sa sobriété.
    D'habitude, les films de procès sont plutôt l'apanage des Américains, ici, c'est un Français qui s'y attaque et réussit son premier film (!) avec mention très bien.

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