• Critique: Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence

    Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence (titre original: En duva satt på en gren och funderade på tillvaron) de Roy Andersson avec Holger Andersson, Nils Westblom, Charlotta Larsson, Viktor Gyllenberg, Lotti Törnros, Jonas Gerholm, Ola Stensson

    L'histoire:Une réflexion sur l'absurdité et le sens de la vie à travers les yeux de Sam et Jonathan. Ces deux marchands ambulants de farces et attrapes, atteints de légers troubles psychologiques, nous entraînent dans une promenade kaléidoscopique à travers la destinée humaine. C’est un voyage qui révèle l’humour et la tragédie cachés en nous, la grandeur de la vie, ainsi que l’extrême fragilité de l’humanité

    La critique: Le réalisateur suèdois Roy Andersson n'a réalisé que cinq longs métrages en quarante-quatre ans. Peu de films qui ont été primés à Berlin (Grand Prix) pour "Une histoire d'amour suédoise", à Cannes (Prix du Jury) pour "Chansons du deuxième étage" et à Venise (Lion d'or) pour le film dont je parle ici. Etonnante carrière pour un réalisateur au ton original. Aussi "Un pigeon..." clôt une trilogie, entamée il y a quinze ans, qui comporte "Chansons du deuxième étage" déjà cité (2000) et "Nous, les vivants" (2007).
    La réalisation est faite exclusivement de longs plans-séquences en caméra fixe. Dispositif qui pourrait lasser plus d'un mais ici, ce n'est pas le cas. Parce qu'on a véritablement l'impression de contempler un tableau et un tableau, on doit prendre le temps de le regarder. Pour autant, ce n'est pas figé. 
    Ce qui fait aussi la particularité du film, c'est le ton décalé, l'humour noir à la scandinave, le deuxième degré. Je retiens deux séquences: celle chantée, à la fois magnifique et nostalgique ainsi que celle avec le Roi Charles XII de Suède, à la fois absurde et porteuse de symboles. 
    Bref, un film qui ne laisse pas indifférent.

    Affiche Un pigeon perché sur une branche philosophait sur l'existence

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