• Critique: Tout l'argent du monde

    Tout l'argent du monde (titre original: All the Money in the World), long  métrage, réalisation: Ridley Scott, scénario: David Scarpa, distribution:   Michelle Williams, Mark Wahlberg, Christopher Plummer, Timothy Hutton, Charlie Plummer, Romain Duris, Marco Leonardi
    Thriller, USA, 132', sortie le 27/12/2017, distribué par The Searchers

    Affiche Tout l'argent du monde

    L'histoire: Le magnat du pétrole J.P. Getty est l’homme le plus riche du monde, quand son petit-fils est kidnappé à Rome par la mafia italienne au cours de l’été 1973. Les ravisseurs réclament 17 millions de dollars. Le milliardaire refuse de payer un cent pour le jeune garçon. Sa mère Gail doit négocier avec les ravisseurs, avec l’aide d’un ancien agent de la CIA, pour pouvoir libérer son fils.

    La critique de Michel Decoux-Derycke: Le dernier Ridley Scott est une victime collatérale de l'affaire Weinstein. A la suite des révélations de harcèlements et d'agressions sexuelles du producteur hollywoodien, Kevin Spacey, incarnant J.P. Getty, a aussi été accusé de plusieurs faits de harcèlement sexuel. Suite à cela, à un mois et demi de la sortie du film, la production a décidé de réattribuer le rôle à Christopher Plummer. Une situation inédite et bizarre puisque la présomption d'innocence est complètement bafouée.
    J'avais onze ans quand le kidnapping du petit-fils de J.P. Getty a eu lieu, j'en ai de très vagues souvenirs, bien évidemment, je connaissais l'histoire de l'oreille coupée mais pour le reste... . C'est une sorte de remise à niveau que j'ai eu pendant la vision du film même si une partie est romancée.
    La distribution m'interpelle, nonobstant le licenciement de Kevin Spacey, Michelle Williams est pas mal du tout dans le rôle de la mère, d'ailleurs, c'est la deuxième fois en peu de temps que je la vois dans ce rôle après "Le Musée des Merveilles". Mark Wahlberg en ex-agent secret, rien d'original. La surprise, c'est Romain Duris jouant un des ravisseurs italiens, l'entendre parler anglais avec une espèce d'accent italien est plutôt croquignolet. Quant à Charlie Plummer, le petit-fils, ce n'est pas le fils de Christopher Plummer, il est plutôt transparent.
    Ce que je retiens, c'est le portrait de J.P. Getty, l'homme le plus riche du monde ne voulant pas payer la rançon pour son petit-fils. Interprété de belle manière par Christopher Plummer, c'était un vrai monstre d'égoïsme ne pensant qu'à accumuler tant et plus sans se soucier des autres. Brrr... , je n'aurais pas voulu avoir un père ou un grand-père comme cela. Ce qui m'a embêté, c'est l'accumulation, au début, de faits nous présentant les personnages, nous les caractérisant, il faut s'accrocher pour suivre. Une fois que c'est fait, on rentre dans le film qui se laisse voir, sans plus.
    Je l'avais dit pour le précédent film de Ridley Scott ("Alien Covenant"), le réalisateur britannique semble avoir perdu sa veine créatrice. La retrouvera-t-il un jour ? Cela fait quand même trois, quatre films que ça dure.

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