• Critique: Nico, 1988

    Nico, 1988, long métrage, réalisation: Susanna Nicchiarelli, scénario: Susanna Nicchiarelli, distribution:   Trine Dyrholm, John Gordon Sinclair, Anamaria Marinca, Sandor Funtek, Thomas Trabacchi, Karina Fernandez
    Biopic - Drame, Italie, 93', sortie le 18/04/2018, distribué par Cinemien, 4 David di Donatello 2018, Prix Orrizonti Venise 2017

    Affiche Nico, 1988

    L'histoire: En 1987, Christa Päffgen a 48 ans et tourne partout en Europe, mais cette fois en solo, après avoir été connue au sein du Velvet Underground sous le nom de Nico. Elle est très fière de ce nouveau départ dans sa carrière, qui reflète celui qu’elle espère faire en tant que mère – car elle a une relation compliquée avec son fils, qu’elle n’a jamais eu le temps d’apprendre à connaître vraiment.

    La critique de Michel Decoux-Derycke: Les fins de carrière ne sont pas belles à voir, surtout dans le milieu artistique. Il y a souvent ce moment un peu gênant où la créativité décline alors que l'artiste s'accroche encore aux restes de la gloire. Cette période est le thème de "Nico, 1988".
    Nico, c'est
    Christa Päfggen née en 1938, morte d’une chute à vélo, un après-midi d’été à Ibiza, en 1988. Entre ces deux dates, Christa a été mannequin à Berlin puis à Paris. Devenue Nico, elle atterrit au milieu des années 1960 à New York, où elle est embauchée dans la Factory d’Andy Warhol, qui en fait la chanteuse du Velvet Underground. Nico est éjectée du groupe après la sortie du premier album, en 1967. Par après, elle est devenue une légende underground, elle consacrera les vingt années suivantes à l’édification de ce mythe et sera la muse de générations entières de rebelles (punk, new wave). Elle a aussi tenté d'échapper à la misère matérielle et à son addiction à l’héroïne.
    Susanna Nicchiarelli, pour son troisième long métrage, porte à l’écran la dernière année de vie de Nico. Elle réussit une biographie filmique, à la fois, solide et conventionnelle. Toutefois, ce qui compte réellement, c’est l’interprétation de Trine Dyrholm dans le rôle principal. Elle habite son personnage avec intensité et lucidité. Le résultat est que nous avons un portrait plus grand que nature, nostalgique et excessif, néanmoins assez proche de la vie en dents de scie de cette chanteuse légendaire.

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