• Critique: Momo

    Momo, long  métrage, réalisation: Sébastien Thiery et Vincent Lobelle, scénario: Sébastien Thiery et Pascale Arbillot, distribution: Catherine Frot, Christian Clavier, Sébastien Thiery, Pascale Arbillot, Albert Jeunhomme, Eric Larcin
    Comédie, France, 85', sortie le 27/12/2017, distribué par Cinéart

    Affiche Momo

    L'histoire: Un soir, en rentrant chez eux, Monsieur et Madame Prioux découvrent avec stupéfaction qu’un certain Patrick s’est installé dans leur maison. Suite à cela, les Prioux vont devoir gérer et surtout comprendre cet étrange individu.

    La critique de Michel Decoux-Derycke: Adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Sébastien Thiery, par ailleurs scénariste et acteur du film, "Momo" réunit à l'écran Catherine Frot-Christian Clavier. Ces derniers avaient joué ensemble une seule fois, c'était en 1981 dans "Les Babas-cool" ou "Quand tu seras débloqué, fais-moi signe !".
    De cette comédie française très moyenne, je retiens la prestation de Catherine Frot qui, avec son univers décalé, arrive à donner chair à un personnage de DRH en quête de maternité, sans elle, tout tomberait par terre. Du côté de Christian Clavier, c'est toujours le même festival d'expressions, de mimiques, il n'y a aucun renouvellement. En fait, il promène de film en film un personnage de râleur, un peu beauf, un poil raciste. Pourtant, il est capable de mieux comme dans "Un sac de billes" où, en deux scènes, il démontre qu'il peut être un bon acteur s'il s'en donne la peine et qu'on le dirige convenablement.
    Particularité, Momo est un sourd-muet joué par Sébastien Thiery, celui-ci, à longueur d'interviews, dit qu'il a créé ce personnage en s'inspirant de son frère sourd-muet. Mais cela m'a trotté dans la tête pendant tout le film, je me suis demandé si c'est un hommage ou un foutage de gueule et maintenant encore, je n'ai toujours pas la réponse. En plus, la femme du fameux Momo est aveugle et enceinte, un peu beaucoup, non ?
    Bref, je ne suis pas convaincu et je me dis, une nouvelle fois, que la comédie française est toujours au plus bas.

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