• Critique: Marie Stuart, Reine d'Ecosse

    Marie Stuart, Reine d'Ecosse (titre original: Mary Queen of Scots) de Josie Rourke avec Saoirse Ronan, Margot Robbie, Guy Pearce, David Tennant, Gemma Chan, Jack Lowden, Joe Alwyn, Martin Compston, Maria-Victoria Dragus
    Biopic - Drame - Histoire, Royaume-Uni, 125', sortie le 27/02/2019, distribué par Sony Pictures

    Affiche Marie Stuart, Reine d'Ecosse

     

    L'histoire: A seulement 18 ans, Marie Stuart, est déjà veuve, après le décès de son époux le Roi de France, François II. Elle refuse de se remarier conformément à la tradition. En 1561, elle quitte donc la France pour rejoindre ses terres natales d'Écosse pour réclamer le trône qui lui revient de droit. Mais la reine d'Angleterre, Élisabeth I, n'est pas de cet avis. Elles vont toutes deux devenir de véritables sœurs ennemies, malgré une fascination réciproque.

    La critique: "Marie Stuart, Reine d'Ecosse", film dans lequel passe le souffle de l'histoire, est un premier long métrage, Josie Rourke est à la barre pour une œuvre contant les multiples combats de deux femmes, Marie Stuart et Elizabeth, pour essayer d’échapper aux complots et trahisons ourdis par les hommes, ceux-ci aimeraient les voir rester à leur place, c'est-à-dire faire des enfants et la cuisine.
    Ce sont d’ailleurs ces complots, ces manipulations et ces intrigues de cour qui font l'essentiel du film. Celui-ci est d'une telle densité qu’il aurait pu faire l’objet d’une mini-série. Les événements s’enchaînent à une vitesse ne nous laissant aucun répit deux heures durant. Les intrigues, parfois un peu survolées, sont néanmoins assez claires pour que l’on suive sans souci le déroulement de l’histoire et que l'on soit passionné pour cette évocation du règne parallèle de ces deux reines, sœurs ennemies. C’est également une belle leçon d’histoire nous en apprenant sur les querelles entre protestants et catholiques, anglais et écossais.
    Marie Stuart, c'est Saoirse Ronan ("Lost River", "Sur la plage de Chesil"), elle incarne à merveille cette reine au destin tourmenté. Elizabeth, c'est Margot Robbie ("Moi, Tonya"), étonnant pour elle de passer d'un rôle de patineuse à celui d'une reine mais elle s'en sort remarquablement. A nouveau, comme souvent dans un film anglais, les seconds rôles sont bien choisis.
    Pour une première mise en scène, Josie Rourke, qui vient du théâtre, ne déçoit pas. Sa réalisation est ample et elle nous offre de magnifiques plans sur la campagne écossaise. Le film est traversé par un souffle romanesque. Dès le départ, on est captivé par cette histoire et ses rebondissements incessants, tout cela magnifié dans la partition de Max Richter, à la fois épique et intime. C’est donc un film d’époque s’avérant en tous points passionnant.


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