• Critique: Le Jour de mon retour

    Le jour de mon retour (titre original: The Mercy), long métrage, réalisation: James Marsh, scénario: Scott Z. Burns, distribution: Colin Firth, Rachel Weisz, David Thewlis, Ken Stott, Mark Gatiss, Adrian Schiller, Andrew Buchan
    Drame, Royaume-Uni, 101', sortie le 07/03/2018, distribué par Cinemien

    Affiche Le Jour de mon retour

    L'histoire: 1968. Donald Crowhurst est un homme d’affaires anglais, passionné par la voile. Pour sauver son entreprise de la faillite, il décide de participer au Golden Globe Challenge, un tour du monde en solitaire. Il veut passer la ligne le premier, avec un pactole à la clé. Avec le soutien de sa femme et ses enfants, Donald va donc se lancer dans cette incroyable aventure. Cependant, peu préparé, il va très vite devoir faire face à de graves difficultés.

    La critique de Michel Decoux-Derycke: Après "Une merveilleuse histoire du temps" en 2015, consacré à Stephen Hawking, James Marsh transpose à nouveau au cinéma une histoire vraie. Cette fois, c'est l'incroyable destin de Donald Crowhurst, un marin du dimanche se lançant dans un tour du monde en solitaire, qu'il met en scène dans "Le jour de mon retour".
    Le problème est que le film n'a pas de véritable point de vue et que l'on navigue en pilotage automatique sur une mer calme. La solitude du "héros" devient vite la nôtre, on aimerait pouvoir partir mais on est au milieu de l'océan. Toutefois, un rebondissement modifie la croisière qui ne s'amuse pas. Le matelot du dimanche pose un pied sur la terre du mensonge. Sans trop en révéler, la question de la dissimulation parvient à faire renaître un brin d’intérêt à ce mélodrame poussif et ne profitant pas de sa belle distribution (Colin Firth, Tachel Weisz, David Thewlis).
    Il aurait été intéressant de mettre davantage en avant la personnalité de Donald Crowhurst au lieu de le cantonner à la position de victime, coincée par les pressions des investisseurs et des médias. D'une histoire extraordinaire sur un homme risquant tout, on se retrouve avec une histoire peu audacieuse.


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