• Critique: Le Grand Jeu

    Le Grand Jeu (titre original: Molly's Game), long  métrage, réalisation: Aaron Sorkin, scénario: Aaron Sorkin, distribution:   Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner, Chris O'Dowd, Brian d'Arcy James, Michael Cera 
    Drame - Biopic, USA, 140', sortie le 03/01/2018, distribué par eOne

    Affiche Le Grand Jeu

    L'histoire: Molly Bloom est une jeune skieuse et ancien espoir olympique. Vexée d'avoir été recalée de l'équipe olympique, elle décide de s'offrir une année sabbatique à Los Angeles pour devenir serveuse de cocktails. Mais elle se retrouve surtout à la tête de tournois de poker de haut niveau internationaux, ce qui pousse notamment le FBI à enquêter sur elle…

    La critique de Michel Decoux-Derycke: C'est la première réalisation de Aaron Sorkin, connu comme scénariste, il a notamment écrit "Des hommes d'honneur", "The Social Network" ou encore "Le Stratège". Pour ses débuts, il s'est appuyé sur les mémoires de Molly Bloom: "Le grand jeu : Les mémoires d'une reine du poker déchue" et sur une des meilleures actrices actuelles: Jessica Chastain. Celle-ci est, comme à son habitude, excellente. A chacune de ses prestations, on a l'impression de redire la même chose mais c'est la vérité. Sa régularité au niveau le plus haut nous épate une fois encore, quelque temps après sa performance de "Miss Sloane". Avec le tout bon scénario de Aaron Sorkin, l'actrice américaine ne pouvait que nous entraîner à la suite de cette femme ayant vécu une vie extraordinaire. Evidemment, Jessica Chastain n'est pas toute seule dans ce film, elle est bien entourée par Idris Elba (l'avocat), Michael Cera (le joueur anonyme) et Kevin Costner (père  exigeant) qui, en peu de scènes, nous fait regretter qu'on ne l'utilise pas plus.
    Il est aussi question d’une femme se démenant à la seule force de sa volonté pour se faire une place dans un monde majoritairement masculin, où la raison et la logique finissent toujours par voler en éclat tant l’appât du gain l’emporte sur toute considération. Pour survivre dans un tel milieu, Molly Bloom a dû façonner son image, voir même la transformer, afin d’acquérir la crédibilité nécessaire.
    La seule chose que je reprocherais, c'est le début, moment où le spectateur est bombardé par un déluge de chiffres, d’infos, de statistiques sportives (Molly Bloom a commencé comme skieuse), il faut s'accrocher sous peine d’être largué. Si on passe ce cap, "Le Grand Jeu" est captivant.

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