• Critique: Le 15 h 17 pour Paris

    Le 15 h 17 pour Paris (titre original: The 15:17 to Paris), long métrage, réalisation: Clint Eastwood, scénario: Dorothy Blyskal, distribution: Anthony Sadler, Alex Skarlatos, Spencer Stone, Mark Moogalian, Chris Norman, Judy Grier, Jenna Fischer
    Drame - Biopic, USA, 94', sortie le 21/02/2018, distribué par Fox

    Affiche Le 15 h 17 pour Paris

    L'histoire: Dans la soirée du 21 août 2015, un attentat est déjoué à bord du Thalys 9364 à destination de Paris. Une attaque évitée de justesse grâce à trois Américains voyageant en Europe. 

    La critique de Michel Decoux-Derycke: C'est le plus mauvais Clint Eastwood que j'ai jamais vu. La faute à quoi ? Déjà, à une histoire qui tient sur une feuille de papier à cigarette: quatre hommes, oui, quatre, puisqu'il y avait aussi un Anglais (passant complètement à la trappe, patriotisme américain oblige !), maîtrisant un terroriste dans un train. Très peu pour faire un film d'au moins 1h30 donc il fallait nourrir l'histoire et c'est une scénariste débutante, Dorothy Blyskal qui s'y colle. Pour son tout premier scénario pour le cinéma, elle fait fort, elle choisit de nous raconter l'enfance des trois gaillards en enfilant clichés sur clichés. Ce sont des soi-disant rebelles, en fait, ils sont juste un petit peu impertinents. Puis devenus adultes et militaires, là aussi, les clichés sur l'armée s'enfilent telles des perles sur un collier et on a droit, en bonus, à un mini-tour d'Europe: Rome, Venise, Berlin et Amsterdam dont on n'a strictement rien à faire, c'est juste pour remplir en attendant le moment où nos "héros" vont passer à l'action. En fait, ce moment, où ils vont faire leur devoir (ben oui, ce sont des militaires donc ils sont payés pour défendre leurs concitoyens), est quasi en bout du film et ne dure qu'une dizaine de minutes. On pourrait dire tout ça pour ça et ce n'est pas du Lelouch.
    Cerise sur le gâteau, on a droit à la séquence originale de François Hollande, alors Président de la République française, décorant de la Légion d'honneur les quatre protagonistes, les trois Américains et l'Anglais dont on ne parle jamais. Pourquoi je vous dis ça parce qu'il y a, par moments, la scène reconstituée avec un faux François Hollande de dos, plus petit et plus gros que le vrai. Il faut le voir pour le croire.
    Alors qu'il avait réalisé deux bons films sur des héros américains: "American Sniper" et "Sully", Clint Eastwood vient de démontrer avec "Le 15h17 pour Paris" que la vieillesse peut être un naufrage.

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