• Critique: La La Land

    La La Land de Damien Chazelle avec Emma Stone, Ryan Gosling, J.K. Simmons, Finn Wittrock, Rosemarie DeWitt, John Legend

    Affiche La La Land

    L'histoire : Au coeur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent... Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante d'Hollywood ?

    La critique de Michel Decoux-Derycke : Quel mot pourrais-je employer (qui n'a pas déjà été employé) pour définir "La La Land" ? Je réfléchis. Ce que vous entendez, ce sont les rouages de mon cerveau qui grincent. Voilà, j'ai trouvé, époustouflant, oui, époustouflant, c'est bien le mot qui convient. Damien Chazelle, à 31 ans (!), nous gratifie d'un chef-d'oeuvre, deux ans à peine après l'excellent "Whiplash".
    Avec un tel titre, on sait dès le départ où on met les pieds : la comédie musicale. Pour notre plus grand plaisir, "La La Land" est un superbe hommage aux grandes comédies musicales qui ont baigné Hollywood mais pas seulement. Dans le scénario, on retrouve tous les codes du genre : les amours difficiles, les rêves, l'espoir. On se fait et laisse prendre au jeu de ces deux artistes voulant vivre leurs rêves mais ne rencontrant que déceptions. Ensemble ils essaient d'y parvenir, à leurs rêves.
    L
    a réalisation est parfaitement maitrisée, elle est d'une incroyable fluidité. Les numéros musicaux sont réussis, on est emportés par leur beauté. La bande son est prenante, entraînante, le thème du film, très beau, reste dans la tête longtemps après la sortie de la salle.
    Quant à Ryan Gosling et Emma Stone, ils sont géniaux. On dirait qu'ils ont chanté et dansé toute leur vie, sans oublier leur jeu très juste. Emma Stone, que j'avais déjà beaucoup apprécié dans "Magic in the Moonlight" et "L'Homme irrationnel" de Woody Allen ainsi que "Birdman" de Alejandro Iñárritu, franchit un cap, celui d'être la tête d'affiche. Ryan Gosling m'a bluffé, moi qui n'en était pas un grand fan. Il joue du piano comme un pro et montre un visage plus souriant.
    Damien Chazelle nous délivre aussi un message, celui de ne jamais renoncer à nos rêves. C'est ce qui permet de tenir le coup dans un monde où la laideur, sur tous les plans, est omniprésente.



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