• Critique: Jacques a vu

    Jacques a vu de Xavier Diskeuve avec Nicolas Buysse, Christelle Cornil, François Maniquet, Alexandre Von Sivers, Alain Azarkadon, Jean-Luc Fonck, Nicole Colchat, Nathalie Uffner

    L'histoire: Un couple de citadins, Brice et Lara, s’installe à Chapon-Laroche. Ils ont acheté fort cher une maison modeste et en piteux état. L’intégration au village n’est pas aisée. Seul le Père Charles, curé dandy, a des atomes crochus avec les nouveaux venus. La nouvelle tombe pour le couple qu’un énorme Funny Park, centre de vacances d’origine hollandaise, doit être édifié à deux pas du village, au bout du jardin de Brice, avec l’assentiment bienveillant des autorités locales. Une séance d’information réunit tout le village. Brice tente d’organiser la résistance mais en vain. Le projet hollandais était déjà de notoriété publique avant qu’il achète dans le village, mais personne ne lui avait rien dit. Les habitants semblent résignés, voire même prêts à collaborer. La maison de Brice et Lara ne vaudra plus rien, et fini la tranquillité. 

    La critique de Michel Decoux-Derycke: J'ai vu deux fois le premier long métrage de Xavier Diskeuve. La première fois, au FIFF à Namur, sur les terres du réalisateur, la deuxième fois, lors d'une vision de presse. Les deux fois, j'ai ri et je me suis amusé des aventures, à la fois, rocambolesques et absurdes de ce couple tentant de s'implanter dans un petit village. Au passage, on se moque gentiment des travers de l'Eglise. Il y a d'ailleurs quelques scènes savoureuses notamment l'apparition du cousin Jacques à une fenêtre parodiant l'apparition du Pape au balcon de la Basilique Saint-Pierre ou l'arrivée à la gare de Rome (la gare de Namur tranformée !).
    Xavier Diskeuve a un univers bien à lui que l'on a déjà pu découvrir dans ses courts métrages. Ceux-ci ont été primés au Festival de Gand, de Bruxelles et de Montréal. Un univers que l'on retrouve dans "Jacques a vu" dans lequel j'ai plongé. Pourquoi ? Parce que, tout simplement, j'aime ce genre d'humour décalé et tendre. Oui, tendre parce qu'on ressent l'amour de Xavier Diskeuve pour ces personnages quelque peu hurluberlus. 

    Affiche Jacques a vu


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