• Critique: In the Fade

    In the Fade (titre original: Aus Dem Nichts), long  métrage, réalisation: Fatih Akin, scénario: Fatih Akin, distribution: Diane Kruger, Numan Acar, Ulrich Tukur, Samia Muriel Chancrin, Johannes Krisch, Denis Moschitto, Ulrich Brandhoff, Hanna Hilsdorf
    Drame
    , Allemagne, 106', sortie le 17/01/2018, distribué par Cinéart, Prix d'interprétation féminine Cannes 2017

    Affiche In the Fade

    L'histoire: La vie de Katja est bouleversée lorsque son fils et son mari trouvent la mort dans un attentat.

    La critique de Michel Decoux-Derycke: Diane Kruger mérite bien son Prix d'interprétation à Cannes. J'ai toujours eu quelques réserves par rapport à cette actrice, je ne l'ai pas toujours trouvée bonne dans ses rôles. Tout de même, ce n'est pas flamboyant, cela ne va pas soulever les foules mais elle incarne avec justesse cette femme ravagée par la mort de son mari et de son fils dans un attentat.
    L'idée de diviser le film en trois actes (l'attentat, le procès, la vengeance) n'est pas mauvaise, elle permet de bien comprendre les enjeux et de suivre la progression de l'histoire. La première partie, l'attentat, est bien amenée, on est pris dans l'engrenage, on se sent impliqué. La deuxième partie, le procès, est un peu longue, un peu trop démonstrative, technique à tel point que si on loupe une étape, on peut perdre pied. La troisième partie, la vengeance, est très bizarre, un peu invraisemblable. Surtout la fin qui gâche l'ensemble du film. Je suis resté éberlué, me disant pourquoi arriver à ce point là et tout foutre en l'air en quelques secondes.
    Il y a un sacré embrouillamini de thèmes qui sont souvent effleurés sans être approfondis: la réinsertion, l'intégration des Turcs dans la société allemande, le racisme, le retour des néo-nazis en Allemagne, ... Avec au passage une petite pique envers les Grecs.

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