• Critique: Good Time

    Good Time de Benny Safdie et Josh Safdie avec Jennifer Jason Leigh, Robert Pattinson, Barkhad Abdi, Benny Safdie, Buddy Duress, Taliah Webster

    Affiche Good Time

    L'histoire: Après un braquage raté, Connie réussit à s'enfuir mais son frère handicapé, Nick, est arrêté. Alors qu'il tente de réunir la caution pour libérer son frère, Connie voit une autre option qui s'offre à lui : le faire évader. Commence alors, dans les bas-fonds de New York, une longue nuit sous adrénaline.

    La critique de Michel Decoux-Derycke: Qu'est-ce ça fait bien d’aller au cinéma et d'y découvrir un film ne ressemblant pas à grand-chose de connu, "Good Time" fait partie de ces films atypiques, originaux qu'on a peu l'habitude de voir. Il vous prend dès ses premières images pour ne plus vous lâcher. Pour leur deuxième long métrage réalisé ensemble, les frères Safdie font fort, ils nous font voyager à travers un thriller halluciné, complètement barré.
    On plonge dans un trip nocturne dans les bas-fonds new-yorkais. La Grosse Pomme est d’ailleurs un personnage à part entière du film mais pas vraiment celle qu’on a l’habitude de voir sur grand écran, loin des endroits phares et reconnaissables au premier coup d'oeil. On découvre des endroits mal famés où la pauvreté règne en maître, où les gens vivent tant bien que mal. Où les drogués, les dealers, les flics fatigués, les prêteurs sur gage, les paumés et autres spécimens constituent une sacrée faune. "Good Time" peut paraître bordélique de prime abord, en fait, il est parfaitement maîtrisé.
    La prestation des acteurs du même topo que la réalisation. On a comme l'impression qu'ils sont tous complètement sous acide mais détrompez-vous, c'est le contraire, leur jeu est d'une lucidité effrayante. Tout d'abord, Ben Safdie, à la fois réalisateur et acteur, il a une gueule pas possible, une tronche à ne pas le rencontrer le soir au coin d'une rue mais qu'est-ce qu'il joue bien le frère handicapé. Ensuite Robert Pattinson qui casse de film en film son image twiglightienne. Cela a débuté par les deux Cronenberg: "Cosmopolis" et "Maps to the Stars", après, cela a été "Life" de Anton Corbijn, pour poursuivre par The Lost City of Z de James Gray. Tous des films qui lui permettent de démontrer qu'il n'est pas juste une belle plante, qu'il a du coffre, qu'il sait endosser un personnage et le faire vivre.
    Pour résumer, c'est noir, haletant, prenant et intense !


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