• Critique: Dalida

    Dalida de Lisa Azuelos avec Sveva Alviti, Jean-Paul Rouve, Patrick Timsit, Riccardo Scamarcio, Vincent Perez, Nicolas Duvauchelle, Niels Schneider, Brenno Placido

    Affiche Dalida

    L'histoire: De sa naissance au Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, patron de la jeune radio Europe n°1, aux soirées disco, de ses voyages initiatiques en Inde au succès mondial de « Gigi l’Amoroso » en 1974, le film est le portrait intime d’une femme absolue, complexe et solaire… Une femme moderne à une époque qui l’était moins.

    La critique de Michel Decoux-Derycke: Comment avoir un sujet en or et passer complètement à côté ? Le sujet, c'est Iolanda Cristina Gigliotti alias Dalida, star incontestée de la chanson dans les années 70 et 80 et c'est Liza Azuelos ("Comme t'y es belle !", "LOL", "LOL USA") qui réussit le bel exploit de rater son film.
    Pourtant
    , Dalida fournit une matière première idéale pour tout biopic qui se respecte. Star adulée, moquée puis entrée dans la légende, elle fut une femme aux mœurs bien en avance sur son époque et à la destinée tragique. C’est cette complexité qu'a tenté de retranscrire la réalisatrice.
    Le problème est que Dalida est présentée comme une sorte de veuve noire, tout homme qui s'approchait d'elle y passait tôt ou tard (Luigi Tenco, Lucien Morisse, Richard Chanfray dit Saint-Germain). Qu'il est triste de réduire la chanteuse à ça. Aussi je n'ai pas trouvé Sveva Alviti, un ancien mannequin s'essayant au cinéma, pas convaincante du tout dans la peau de Dalida. Tout comme d'ailleurs Patrick Timsit (Bruno Coquatrix) ou Vincent Perez (Eddie Barclay), on a l'impression qu'ils sont dans le film pour faire nombre.
    Le plus intéressant, par moments mais vraiment peu, est qu'on peut entendre les chansons de Dalida notamment la version italienne de
    "Night in White Satin" des Moody Blues. Cela incitera peut-être les jeunes et les moins jeunes à découvrir ou à redécouvrir la chanteuse.
    Dalida méritait beaucoup mieux et le plus grave, c'est que le frère de Dalida, Orlando, a approuvé en croyant rendre hommage à sa soeur.


     

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