• Critique: C'est beau la vie quand on y pense

    C'est beau la vie quand on y pense de et avec Gérard Jugnot, Isabelle Mergault, François Deblock, Gaia Weiss, Jeremy Lopez, Hubert Saint-Macary, Bernard Le Coq, Arthur Jugnot

    Affiche C'est beau la vie quand on y pense

    L'histoire: Loïc Le Tallec ne s’est jamais vraiment occupé de son fils. Quand ce dernier disparaît dans un accident de la route, Loïc est dévasté. Il n’a plus qu’une idée en tête : retrouver celui qui vit désormais avec le cœur de son fils. Il va tomber sur Hugo, un jeune que ce cœur tout neuf rend totalement déraisonnable et incontrôlable. Leur rencontre promet d'être explosive. 

    La critique de Michel Decoux-Derycke: Le dixième film de Gérard Jugnot, huit ans après "Rose et Noir", est à l'image de son titre, un peu inspiré, sans saveur.
    L'argument de départ, la perte d'un fils et le don d'organe puis la découverte de celui qui le reçoit, pouvait laisser espérer un film fort et émouvant. Malheureusement, à force d'osciller entre des situations convenues et un ton se voulant léger, l'histoire n'est pas arrivée à m'atteindre, ni m'amuser, encore moins à me poser des questions.
    Pour ce qui est de l'interprétation, l'alchimie ne fonctionne pas entre Gérard Jugnot et
    François Deblock, chacun joue sans interagir avec l'autre. Seule petite éclaircie, Isabelle Mergault, qui avait juré ne plus jouer au cinéma, s'est dédite par amitié pour Gérard Jugnot, elle a bien fait mais son rôle n'est pas très étoffé.
    Il y a aussi une kyrielle de clichés. Exemple, l'action se passe la plupart du temps en Bretagne et comme de bien entendu, il pleut très souvent, ben tiens ! Autre exemple, la jeune fille dont tombe amoureux le jeune greffé travaille dans une crêperie, comme si il n'y avait que ça comme boulot en Bretagne.
    Auparavant, Gérard Jugnot nous avait concocté des films tels que "Une époque formidable" ou "Casque bleu". Il est bien loin, ce temps-là.



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