• Baden Baden (seule comme une baignoire): de l'adulescence à l'âge adulte

    12 août 2014, casino de Bruxelles, 7ème étage, c'est là que se déroulait le deuxième jour de tournage du premier long métrage de Rachel Lang: "Baden Baden (seule comme une baignoire)". 
    L'histoire, c'est celle d'Ana, 27 ans, quittant un tournage à Bruxelles pour retourner à Strasbourg, la ville de son adolescence. Elle s'assigne une mission; celle de changer la baignoire de sa grand-mère pour une douche, plus adaptée à son âge avancé. Le temps d’un été, une ancienne passion amoureuse resurgit, sa grand-mère est hospitalisée et Ana tente de se débrouiller avec la vie.
    Au casting, on retrouve Salomé Richard, Claude Gensac, Zabou Breitman, Swann Arlaud, Lazare Gousseau avec la participation de Sam Louwyck et Kate Moran.

    Affiche Baden Baden (seule comme une baignoire):

    Rachel Lang est une jeune réalisatrice française vivant en Belgique. Elle a fait des études de philosophie et a été au Conservatoire d'art dramatique de Strasbourg. Après cela, elle est venue en Belgique pour étudier à l'IAD (Institut des Arts de Diffusion) à Louvain-La-Neuve. Son film de fin d'études, un court métrage: "Pour toi je ferai bataille" a remporté un prix au Festival de Locarno et a été nominé aux Magritte du cinéma. Son deuxième court métrage, "Les navets blancs empêchent de dormir" a aussi été primé.
    "Baden Baden (seule comme une baignoire)" boucle une trilogie autour du personnage d'Ana initiée avec les deux courts métrages cités plus haut.

    Rachel Lang

    Entre deux plans, j'ai pu rencontrer Rachel Lang. Je lui ai demandé quel était son état d'esprit lors de ce début de tournage.
    "Je vous avoue que je n'ai pas beaucoup dormi de la nuit. Je suis stressée parce c'est mon premier long métrage. Mais j'ai un avantage, l'équipe de tournage, c'est comme une famille. C'est le même producteur, le même chef opérateur que lors du tournage de mes deux courts métrages." Elle ajoute que le titre du film est une métaphore sur l'eau: "Baden Baden veut dire bain en allemand.  La baignoire signifie le trop-plein." Enfin, elle me parle de Claude Gensac qui joue le rôle de la grand-mère: "je l'ai choisie pour son franc-parler, son énergie. Dans ce film, je veux qu'il y ait un lien intergénérationnel, une transmission. Et Claude Gensac me paraît l'actrice la mieux adaptée à faire passer cela."

    Une longue collaboration

    Salomé Richard est une actrice et réalisatrice belge. Après des études au Conservatoire de Mons, elle joue dans plusieurs courts métrages dont "Pour toi je ferai bataille" et "Les navets blancs empêchent de dormir"de Rachel Lang, ainsi que "Eisbär" d'Olivier Burlet et Frédéric Noirhomme. En 2013, elle est passée derrière la caméra avec "Septembre" un premier court métrage qui a remporté le Prix du Jury lors du FIFF 2013.

    Salomé Richard

    Avant d'aller sur le tournage, j'avais vu quelques photos, sur celles-ci, Salomé Richard avait les cheveux mi-longs. Or, quand elle s'installe en face de moi, elle a les cheveux courts. Est-ce pour le rôle ? "Oui et cela a été une surprise pour moi. Rachel m'a demandé de me couper les cheveux. Pour elle, cela correspondait mieux à mon rôle." Je lui demande quelle est l'ambiance  sur le tournage. "Très bonne. Je connais bien Rachel. C'est déjà notre troisième film ensemble. D'ailleurs, dès le premier court métrage, je savais que le dernier volet de la trilogie serait un long. C'est dans la continuité de l'histoire d'Ana." Une question me turlupine, Salomé Richard est aussi réalisatrice. N'a-t-elle pas la tentation d'intervenir plus souvent qu'à son tour ? "Pas du tout. Je suis une comédienne au service du film. Chacun à sa place. Rachel derrière la caméra, moi devant." 

    Un comédien multilingue

    Sam Louwyck est un acteur belge d'origine flamande. C'est en 1992 qu'il débute sa carrière avec une apparition dans une série télé: "Great Performances". Après avoir tourné dans plusieurs courts métrages, son premier rôle notable est dans "Ex Drummer". On le voit alors dans "22 mei", "Rundskop", "La cinquième saison", "Little Black Spiders" ou encore "Une chanson pour ma mère".

    Sam Louwyck

    Une carrière enjambant la frontière linguistique. C'est d'ailleurs la première question que je lui pose: comment explique-t-il cela ? "Je n'en ai aucune idée. Peut-être parce que je parle le français et que pour moi, ce n'est pas l'origine du film qui m'importe, c'est le projet." Il poursuit: "C'est toujours intéressant de se confronter à une autre culture. Je joue aussi en italien, en portugais. J'ai vécu dans plusieurs pays. Les langues m'intéressent. Cela ouvre d'autres portes." Pourquoi êtes-vous dans ce film ? "J'ai eu un bon contact artistique avec Rachel Lang. J'ai suivi mon instinct. Ce n'est pas un grand rôle mais qu'importe. Comme je l'ai dit avant, c'est le projet qui m'intéresse."

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